jeudi 27 août 2015

la colère



Un sage hindou qui était en visite au Gange pour prendre un bain a remarqué un groupe de personnes criant de colère les unes après les autres.
Il se tourna vers ses disciples, a souri et a demandé :
- Savez-vous pourquoi les gens crient les uns sur les autres lorsqu’ils sont en colère ?
Les disciples y pensèrent pendant un moment et l’un d’eux dit :
- C’est parce que nous perdons notre calme que nous crions.
- Mais pourquoi criez vous quand l’autre personne est juste à côté de vous ?, demanda le guide.
Pourriez-vous tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d’une manière plus douce ?
Lorsqu’aucune des réponses des disciples n’était suffisamment satisfaisante pour le sage, il a finalement expliqué :
- Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, ils doivent crier, car sinon ils sont incapables de s’entendre l’un et l’autre. Plus ils sont en colère et plus ils auront besoin de crier fort pour s’entendre l’un et l’autre pour arriver à couvrir cette grande distance.
- Qu’est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent en amour ? Ils ne crient pas à l’autre, mais ils se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible.
Le sage continua…
- Quand ils s’aiment encore plus, que se produit-il ? Ils ne se parlent pas, ils chuchotent et obtiennent encore plus de proximité et plus d’amour. Enfin vient un moment où ils n’ont même plus besoin de chuchoter, ils se regardent seulement l’un et l’autre et se comprennent.
Puis il regarda ses disciples et leur dit :
- Ainsi quand vous discutez les uns avec les autres ne laissez pas vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas les mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez pas le chemin du retour…
Sagesse hindoue

dimanche 23 août 2015

LA MÉTAPHORE DE L’AVEUGLE ET DE L’ÉLÉPHANT

Il y avait autrefois six hommes aveugles qui vivaient aux abords d’un petit village de Bénarés. Un jour, ils entendirent les villageois et les enfants qui disaient : « Hé ! il y a un éléphant dans le village aujourd’hui. » Les aveugles n’avaient aucune idée de ce que pouvait être un éléphant. Ils en discutèrent entre eux et décidèrent : « Même si nous ne sommes pas en mesure de le voir, nous pouvons y aller et nous avons de toute façon nos autres sens pour aussi bien l’observer que pour le découvrir. » Tous allèrent donc là où était l’éléphant et chacun d’eux s’en approcha pour le sentir et le toucher. Perdant pied, le premier alla buter contre son robuste et large flanc. Il s’exclama aussitôt : « L’éléphant est un mur immense, tiède et un peu rugueux. » Tout en palpant une de ses défenses le second s’écria : « Je sens quelque chose de rond, de lisse, qui est long et pointu… Il ne fait aucun doute que cet éléphant extraordinaire ressemble beaucoup à une lance !. » Le troisième s’avança vers l’éléphant et, saisissant par hasard la trompe qui se tortillait, cria sans hésitation : « Oh, je vois que l’éléphant est certainement une sorte de gros serpent !. » Le quatrième, de sa main hésitante, se mit à palper le genou et la jambe. « De toute évidence, cet animal fabuleux ressemble à un arbre, j’en touche ici le tronc !. » Le cinquième qui se tenait bien droit, les bras tendus et en l’air, lui toucha l’oreille et dit : « Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi ressemble un éléphant ; nul ne pourra me prouver le contraire, ce magnifique éléphant est un grand éventail ! » Oh non ! dit le sixième qui commençait tout juste à vouloir tâter l’animal, la queue qui se balançait calmement lui tomba dans la main. « Je vois que l’éléphant n’est finalement rien d’autre qu’une corde ! Ils commencèrent alors à se disputer sur ce qu’était l’éléphant et chacun d’eux insistait sur le fait qu’il avait raison. La discussion s’envenimait lorsque le roi de Bénarès qui était un homme très sage passa par là. Il s’arrêta et leur demanda: « Pourquoi tout ce tumulte, quelle est donc la question ? » Ils lui répondirent : « Nous n’arrivons pas à nous entendre sur ce qu’est un éléphant ». Et chacun d’eux expliqua alors ce qu’il pensait qu’était l’éléphant. Le sage roi de Bénarès leur expliqua alors calmement : « Vous avez tous raison. La vision de chacun est différente des autres parce que chacun d’entre vous a touché une partie différente de l’éléphant. Ainsi l’éléphant a tous les traits que vous avez dit. » Oh !, dirent les six aveugles. Et il n’y eu plus de dispute ni de combat, car ils se sentaient heureux d’avoir tous eu raison. Quelle est la morale de cette histoire ? C’est qu’il y a peut-être une certaine vérité dans ce que quelqu’un dit ou pense. Parfois, nous pouvons voir cette vérité et parfois pas, car tout le monde peut avoir un regard différent. Regard avec lequel il peut arriver que nous ne soyons pas toujours tous d’accord. Chacun peut avoir partiellement raison tout en étant dans l’erreur. Si vous connaissez et considérez le tout, vous vous éloignez de l’erreur. ` Donc, au lieu d’argumenter ou de vous disputer comme les aveugles, vous devriez dire : « Oui je comprends, vous avez peut-être vos raisons. » De cette façon, vous n’avez pas besoin d’argumenter ou de vous disputer pour savoir qui a raison ou non. La vérité peut être vécue de façons différentes. C’est ainsi qu’elle enseigne à être tolérant envers le point de vue des autres, cela permet de vivre en harmonie avec les gens de pensée différente et d’enrichir votre perception et vos conclusions. Juin 15, 2015 François Lemay Analogies & Métaphores Conscience,Perception